Ecologie : quand le Sénat s’oppose aux toitures végétales

toitures végétales paris

La concrétisation des toitures végétales sur les nouveaux immeubles de Paris ne sera pas encore pour cette année. Une opposition qui fait débat mais une lutte pour plus d’écologie qui continue toujours de progresser malgré tout !

Le projet de loi des « toitures végétales » visant à reconquérir la biodiversité, la nature et les paysages avait suscité beaucoup d’enthousiasme et en particulier son amendement adopté par l’Assemblée générale en 2015. Celui-ci stipulait que tout nouveau bâtiment construit en zone commerciale devrait avoir une « cinquième façade », à savoir l’obligation d’installer des dispositifs végétalisés ou d’énergie renouvelable sur une partie des toitures. Une idée aussi écologique que bucolique qui aurait donné un bon coup de vert à la ville.

Malheureusement, il n’en est rien car un an plus tard, cet amendement a tout bonnement été supprimé. Le Sénat argue que cela pourrait avoir un impact négatif sur l’emploi et la vitalité économique des zones concernées. Il a également souligné qu’une surabondance de dispositifs du genre et de panneaux photovoltaïques nuirait au bilan de carbone et pourrait poser des problèmes d’aération et climatisation. Des arguments un peu tirés par les cheveux qui renient tous les bénéfices à en tirer !

La député Mme Abeille avait notamment mis en avant les possibilités d’une meilleure isolation thermique, une limitation du ruissellement, une lutte contre les îlots de chaleur et surtout, une reconquête de la biodiversité. Avec la COP21 récente et des débats toujours plus intenses sur l’économie d’énergie et la préservation de l’environnement, on aurait espéré un peu plus de coopération de la part de l’Etat.

Mais si l’idée de toits champêtres n’a pas convaincu le Sénat, elle séduit pourtant de plus en plus de Parisiens. De nombreux projets, 22 retenus au total, mettent d’ailleurs l’accent sur le besoin d’allier architecture et environnement à travers la gestion de l’énergie, l’intégration de matériaux écologiques ou encore la limite des déchets et de carbone. Un tournant qui pourrait donner un second souffle à la capitale, où écologie et bien-être seront plus que jamais alliés.

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Commentaires

  1. Seb

    Dites moi si je me trompe mais un toit végétalisé est un toit qui consomme du CO² non? ça pourrait être un moyen de diminuer la pollution en ville de faire des toits qui consomme du CO² plutôt que des toits qui ne font rien comme aujourd’hui.

  2. Mireille

    Je suis un peu perplexe par rapport à la décision finale prise. Puis je ne suis pas non plus très convaincue par les arguments fournis pour finalement laisser tomber le projet ! Comme le dit le commentateur d’en haut, le toit végétalisé est fait pour consommer le CO2 !

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