Beyonce : sa ligne Ivy Park exploite des ouvrières Sri Lankaises

beyoncé ivy park

Beyoncé déchaine la colère avec sa ligne Ivy Park produite par des ouvrières Sri Lankaises sous-payées. Une annonce en paradoxe avec son combat pour les femmes et qui déçoit beaucoup.

Beyoncé est la reine du Rn’b, véritable phénomène de scène et symbole de la femme moderne, indépendante et puissante. Elle incarne ainsi toute une génération de femmes qui s’identifient à elles pour s’affirmer dans leur vie et gagner confiance en elles, un message qu’elle revendique d’autant plus avec sa nouvelle ligne de vêtements Ivy Park. Autant dire que le choc fut grand quand la presse britannique a découvert qu’elle est produite par des ouvrières sri-lankaises exploitées.

Esclavage moderne ? C’est ce que beaucoup sous-entendent face à cette révélation inattendue. Si de nombreuses marques sont déjà célèbres pour sous-traiter leur production dans des pays contestés sur leurs conditions de travail, on attendait mieux d’une star aussi fortunée et militante que Beyoncé. Est-ce là, comme le slogan d’Ivy Park le revendique, une manière d’aider les femmes à s’épanouir et s’affirmer ? L’ironie fait tiquer.

Avec 5,50 euros par jour, les ouvrières sont mieux payées que la moyenne du pays mais on reste bien loin d’un commerce équitable. Cela fait en effet à peine 55 centimes de l’heure pour la production d’une ligne de 228 pièces dont un legging coûte 140 euros. Le moins qu’on puisse dire est qu’il y a de la marge. Depuis, les rumeurs vont bon train sur les conditions de travail des travailleuses concernées mais si leur situation reste à priori moins pire qu’au Cambodge ou au Bangladesh, elle ne fait clairement pas rêver.

Les porte-paroles de la star ont déclaré qu’ils sont attentifs à la conformité des usines et au respect de la charte de déontologie tandis que Beyoncé ne s’est pas encore exprimée sur le sujet. Voilà qui devrait de toute façon compliquer la promotion d’Ivy Park et faire mauvaise presse à Topshop, son fournisseur officiel. Alors qu’on estime à 21 millions le nombres de victimes de travail forcé, les fans attendent impatiemment des explications mais s’avouent franchement déçus.

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