No Bra : vivre sans soutien-gorge, vivre mieux?

no bra tendance sans soutien gorge

La tendance « No Bra » libère les femmes du soutien-gorge avec toujours plus d’adeptes. Un retour aux sources qui promet confort mais aussi des seins naturellement rehaussés, de quoi être intriguées !

L’esprit de mai 68 serait-il de retour avec le No Bra? La libération des seins semble en tout cas bien engagée. Vous êtes probablement familière aux baleines inconfortables qui s’incrustent dans la peau ou à la bretelle qui dépasse du débardeur sans matcher la couleur de celui-ci. Porter chaque jour un soutien-gorge n’est en effet pas toujours une mince affaire, si bien que certaines ont carrément adopté le « No Bra », à savoir vivre sans soutien-gorge au quotidien. Un phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur et fait réfléchir sur la nécessité de cet accessoire si commun.

Retour aux origines: dans l’Antiquité, la mode est aux petits seins ronds, au point que bon nombres de femmes s’enrubannent la poitrine à la manière d’une brassière pour la compresser. La torture évolue au Moyen-Age avec l’apparition d’un corsage lacé dans le dos pour relever et bomber les seins au maximum avec un décolleté plus qu’affriolant. A la Renaissance apparaît enfin le corset, symbole ultime de féminité et de glamour et véritable fléau pour le corps féminin. Exagérément serré à la taille, il comprime celle-ci à l’extrême pour faire ressortir les hanches et la poitrine, au point que cela déforme les côtes et entraine une multitude de problèmes de santé.

Un dessous qui altère autant le corps que la liberté de mouvement et ne sera réellement radié que des siècles plus tard, dans les années 20, avec l’apparition de gaines et le succès croissant du soutien-gorge. Au fil des décennies, les modèles deviennent de plus en plus raffinés et les années 80 en font un atout de charme incontournable avec l’ère de la lingerie. Les supermodèles pulpeuses des années 90 achèvent de renforcer son usage avec la mise en avant du push-up et la tendance des fortes poitrines.

Plus esthétique que nécessaire? C’est en tout cas ce que reprochent à présent bon nombre de femmes contestant les bienfaits concrets du soutien-gorge. Les mouvements féministes le décrivent comme un accessoire plus destiné à répondre à des critères de beauté d’une époque et à formater le corps féminin qu’à le préserver. Force est de constater que le moulage des seins au travers des époques et des différents types de lingerie ne s’est pas fait sans souffrance et diktats, là où les hommes n’ont jamais été contraints de porter slips push-up.

On nous rabâche sans cesse qu’il est indispensable de porter un soutien-gorge si on ne veut pas finir avec des seins sous le nombril d’ici la retraite.  Pourtant, certaines études démontreraient que celui-ci n’empêcherait pas les seins de tomber. Pire, il aggraverait le phénomène! Les tissus se relâcheraient plus facilement à force de ne plus être sollicités. De plus, il favorise vergetures, irritations et douleurs musculaires, entre autres.

Le retour au naturel: la gente féminine commence très sérieusement à contester l’usage du soutien-gorge et les people n’y échappent pas. Des mannequins comme Chrissy Teigen sont régulièrement photographiées dans la rue le téton apparent sous la blouse, mais aussi des chanteuses et des actrices telles que Rihanna ou Jennifer Lawrence. Autant qu’un mouvement de libération et de retour au confort, le No Bra est également le symbole d’un nouveau sexy. La sensualité n’est plus au travers de lingerie toujours plus sophistiquée mais passe à présent par la mise en valeur du sein dans sa plus grande simplicité. Petit ou grand, peu importe: l’important, ce sont ses courbes naturelles.

La guerre est déclarée: le monde est-il prêt pour le No Bra? Le retour au naturel semble déranger certains qui y voient une sensualité beaucoup trop affirmée et suggestive. Ainsi, une jeune Américaine a provoqué le buzz en contestant une convocation chez le directeur car elle ne portait pas de soutien-gorge, malgré une blouse ample et pudique. Un scandale qui a suscité le soutien de milliers de femmes et la création d’une page Facebook « No Bra No Problem« .

Après tout, les femmes ne devraient pas avoir honte de leurs attributs naturels, destinés avant tout à nourrir un bébé. Et vu les bénéfices mentionnés par les adeptes, la tendance « No Bra » ne risque pas de s’arrêter. Elles parlent de sensation de liberté, de peau plus douce, de reconnection avec leur corps mais aussi de seins plus fermes, des vergetures estompées et des tétons naturellement rehaussés au fil du temps. Vu comme ça, le retour à la nature vaut peut-être bien un coup d’essai.

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Commentaires

  1. Rita

    Refuser les dictats de la beauté, se sentir libre de ses mouvements sans être compressée, entièrement d’accord. Seulement, si la raison première du No Bra réside dans le fait d’avoir une poitrine plus ferme, alors cela ne tient pas début. Une poitrine volumineuse sans soutien-gorge est comme un corps dépourvu de sport.
    Si on porte des sous-vêtements c’est avant tout pour nous même. Cet accessoire nous fait nous sentir féminines et nous aide à nous aimer.
    Suivre une tendance n’est pas une obligation. Nous pouvons tout à fait privilégier le soutien-gorge triangle, sans armatures, ceux qui sont à même de nous procurer cette recherche du confort tout en nous conférant la féminité et la confiance en soi.

  2. Liberté

    J’ai rédigé un blog sur la question des dangers du soutien-gorge et les bienfaits des seins libres pour la santé.
    Même les fortes poitrines se renforcent sans soutien-gorge, il faut par contre souvent plus de temps pour y parvenir, mais les bénéfices sont bien là. J’espère qu’il aidera les femmes qui hésitent encore à franchir ce cap important. Faut-il vraiment porter des soutien-gorges pour s’aimer? Le naturel n’est-il pas meilleur?

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