Sucreries vegan : comment déjouer les pièges ?

sucreries vegan

Pour adopter des sucreries vegan, découvrez nos conseils afin de décoder les étiquettes et choper les bons réflexes. Acheter des bonbons vegan sera un jeu d’enfant !

Manger des sucreries vegan n’est pas incompatible avec gourmandise. Les bonbons et desserts restent un petit plaisir qui fait du bien au moral comme aux papilles. Mais dans les sucreries étalées sur nos rayons de supermarchés, les produits d’origine animale sont bien présents et d’autant plus cachés. Qui a envie de s’imaginer du porc ou des insectes en dévorant des bonbons ? Pas de panique, il existe en-dehors des marques certifiées vegan des sucreries naturellement végétaliens et des astuces pour les repérer plus facilement sur les étiquettes.

La gélatine: très utilisée dans les sucreries et les desserts, elle est obtenue à partir de l’ébullition de peau et d’os, principalement de cochons pour apporter un effet gélifiant aux préparations. Peu coûteuse, elle permet d’utiliser les restes d’animaux et les industriels ne se privent donc pas d’en mettre un peu partout dans nos bonbons. Une alimentation vegan exclura donc les produits qui la mentionnent sur leur étiquette. Mais par quelles alternatives végétales pourra-t-elle être remplacée?

Une des options les plus courantes que vous pouvez également utiliser chez vous pour vos pâtisseries est l’agar-agar. Ce produit découvert au Japon, où il est régulièrement utilisé, est obtenu à partir d’algues rouges et est donc entièrement d’origine végétale. Son fonctionnement est très simple: plongé dans l’eau tiède, on le porte à ébullition et en refroidissant, il gélifie. Sur les étiquettes, il pourra être mentionné tel quel ou sous l’appellation E406.

La gomme de xhantane et la gomme de guar, aussi connues sous les noms E415 et E412, sont d’autres possibilités relativement courantes. La première est un extrait d’algue tandis que la seconde provient d’un haricot. Enfin, on peut retrouver de la carraghénane sous l’appellation E407, qui est un extrait d’algues similaire à l’agar-agar très présent dans les yaourts et la farine de riz gluant, utilisée notamment dans les mochis japonais traditionnels. Dernier arrivant sur le marché, l’arrow-root est une fécule de plante tropicale Maranta dont le pouvoir liant est idéal pour des crèmes, flancs et biscuits.

Les colorants et additifs: l’Association Végétarienne de France a publié une liste complète des -trop- nombreux additifs alimentaires, cosmétiques et médicamenteux susceptibles d’être d’origine animale. Parmi les plus courants dans l’industrie alimentaire, on retrouve la cochenille ou E120 qui provient de pucerons et génère un colorant rouge. Une image bien peu ragoûtante!

Autre célébrité chimique, la lécithine ou E322 est utilisée comme antioxydant et émulsifiant et peut provenir de différentes sources, dont des jaunes d’oeuf. La pepsine, récurrente dans les sodas, provient de l’estomac du porc tandis que l’acide cholique, un émulsifiant, provient de bile de boeuf. Parmi les pièges les plus fréquents, il faut bien entendu compter les dérivés du lait pas toujours: lactose, caséine, poudre de lait, acide lactique et petit-lait sont autant de produits d’origine animale auxquels on ne prête pas toujours attention. De même, le miel et la cire d’abeille, celle-ci parfois déclinée sous le  code E901  sont considérés comme issus de l’exploitation animale et donc non vegan.

Quelques sucreries vegan garanties:

– Speculoos de Lu
– Oreos classiques
– Bonbons Ricola
– Pâte d’amande
– Bonbons violettes

Inscrivez-vous!

* = Champ requis

Commentaires

  1. Joanna

    Bonjour,

    Merci pour cet article très intéressant. J’ai toutefois une réserve car dans les 2 premières gourmandises dites vegan, vous citez :
    –Speculoos de Lu
    –Oreos classiques

    Or ces deux produits contiennent de l’huile de palme, qui, pour une grande partie des vegans, rendent le produit végétalien mais pas vegan. Ca fait toute la différence 🙂

  2. Sophie

    Bonjour Joanna,

    c’est en effet une remarque pertinente puisque la majorité des vegans prennent en compte toute dimension éthique et de production pour l’environnement et les espèces 🙂 J’ai toutefois beaucoup de proches vegan qui considèrent les speculoos et oréos comme des plans B vegan donc je me suis permise de les insérer mais il y a effectivement matière à débat 😉

Un avis ? Dites-nous tout !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*